La participation des usagers au sein des établissements sociaux et médico-sociaux

Résumé du travail de : Cécile Lahaye Maëlle Le Goffe Grégoire Léon Cécile Royer Anaëlle Tratz

Directement en lien avec les actions qu’il mène et les réflexions entreprises, le CEAS a présenté une commande de diagnostic de territoire à propos de la participation des usagers à cinq étudiants en formation d’assistant de service social.

Le regard des bénévoles associatif, professionnels et personnels de direction des établissements sociaux et médico-sociaux de quatre champs a été recueilli : l’inclusion sociale, la protection de l’enfance, les personnes âgées et les personnes en situation de handicap.

Après avoir défini les notions d’usager et le champ du diagnostic, les étudiants posent les bases de la réflexion concernant la participation, spécifiquement dans les établissements sociaux et médicosociaux. Ce terme fait écho par-dessus tout à la dimension citoyenne de chaque individu.

L’histoire de la référence à la participation par le législateur, le cadre de la loi 2002-2 et ses principaux dispositifs sont résumés et mis en lien avec des constats sur le territoire étudié.

Le document présente ensuite les différents niveaux et outils de la participation

  • L’information
  • La consultation
  • La concertation
  • La codécision ou co-construction

La volonté de faire participer les usagers est apparemment unanime, mais parmi les acteurs concernés les avantages perçus et vécus ne sont pas uniformes. Quels sont les intérêts pour les usagers, les professionnels, les structures et les pouvoirs publics ?

Des freins sont identifiés par les acteurs.

D’abord, la loi elle-même qui peut être contraignante et ne correspond pas toujours à la pratique la plus efficiente en terme de participation puisqu’elle raisonne plutôt en terme de dispositifs obligatoires.

Les relations entre les usagers et les professionnels sont surtout des relations humaines et peuvent donc être traversées par des affects, des conflits, des enjeux de pouvoir… la parole libre des usagers peut donc parfois être freinée.

Les professionnels identifient des besoins en formation sur les pratiques favorisant la participation, ils identifient également la nécessité de prendre le temps et d’être disponible dans un rythme lent et régulier avec la personne.

Du côté des usagers les freins peuvent aussi être liés au fait qu’ils ne voient pas toujours l’utilité de la participation. Cette participation va-t-elle changer leur quotidien ? Quel sens peut-elle prendre pour eux ?

Les leviers et les perspectives d’amélioration

  • Formation des professionnels et des usagers
  • Nommer un référent professionnel
  • Embaucher des travailleurs pairs
  • Échanger avec d’autres professionnels
  • Agréer des associations sur le sujet de la participation
  • Adapter l’environnement
  • Rendre la participation moins formelle
  • Recourir aux services civiques et aux bénévoles

Sur le plan collectif, la participation invite à repenser les rapports, les relations humaines, les pratiques et à se saisir des organisations associatives pour convoquer la citoyenneté à travers les actes quotidiens.

Pour télécharger le document, cliquez ici >>> La mise en œuvre de la participation dans les ESMS de l’agglomération de Saint-Brieuc