La participation des personnes en situation d’exclusion, un défi collectif au travail à la FNARS Bretagne

Article rédigé par la FNARS1 région Bretagne en 2010.FNARS Bretagne

Document complet à télécharger ici :ARTICLE version finale participation des usagers

Publié ici avec l’autorisation de Marion Méléard.

I. La participation des usagers, figure incontournable de l’action publique

La « participation des usagers » tend à devenir un exercice obligé des politiques publiques. Conseils de quartier, démocratie participative prônée par la loi Hôpital-Patients-Santé-Territoire; Conseils territoriaux des personnes handicapées, etc. Impossible désormais de prendre une décision sans consulter les personnes concernées par les dispositifs et politiques … La « participation » devient l’apanage d’un nouvel art de gouverner. Apparait un idéal de démocratie qui place le citoyen « lambda » au cœur de l’ambition politique, alors que la démocratie représentative est de plus en plus interrogée.
Inscrite dans la loi de 1998 contre les exclusions, la participation a fait l’objet de nombreux textes qui tous invitent, obligent, à entendre  » la parole » des usagers en situation de précarité. Ainsi la loi de janvier 2002-2 instaure le devoir de faire participer toute personne prise en charge dans un dispositif social ou médico-social à l’élaboration de son projet personnalisé ainsi qu’aux consultations organisées concernant les prestations offertes et le fonctionnement, que ce soit par des enquêtes de satisfactions ou au sein de conseils de vie sociale. L’ANESM, Agence Nationale de l’Evaluation et de la qualité des Etablissements et services Sociaux et Médico-sociaux a d’ailleurs rédigé ses premières recommandations de bonnes pratiques sur la mise en oeuvre de ces conseils de vie sociale et groupes d’expression dans les centres d’hébergement et de réinsertion sociale et dans les centres d’accueil de demandeurs d’asile. Le CCPA, Conseil Consultatif des Personnes Accueillies, créé à l’occasion du chantier de la Refondation de la politique de prise en charge des personnes sans abri et mal logées, a permis de prendre en compte les préoccupations des personnes en situation de précarité dans l’élaboration du référentiel des prestations élaboré tout au long de l’année 2010.
Il s’agit donc de faire passer la personne en situation de précarité, de handicap, d’exclusion d’une position d’objet d’une intervention, à celle d’acteur voire de coauteur des projets, dispositifs, politiques sociales qui lui sont destinées.


Sommaire

I. La participation des usagers, figure incontournable de l’action publique

II. La notion de participation fait l’objet d’une valorisation systématique dans le discours politique, mais reste très floue. De quoi s’agit-il ?

  1. La création d’une commission Usagers en Bretagne est l’acte fondateur de cette volonté associative d’impliquer les usagers dans les réflexions.
  2. Les travaux de la commission usagers
  3. Des forums locaux de rencontre entre professionnels et usagers
  4. La création d’un collège Usagers dans l’association régionale
  5. Diffuser la démarche au delà de la FNARS Bretagne à l’ensemble des acteurs du secteur

III. Les effets constatés

  1. Sur les usagers, par les usagers
  2. Pour les professionnels et administrateurs

IV. Les défis à relever…

V. L’expérience de la FNARS Bretagne à la lumière de l’apport de William Ninacs sur l’empowerment

Conclusion

A propos

Pascale Perron

Chargée de développement du Céas 22, elle est titulaire du Diplôme d’Etat d’ingénierie sociale, d’une licence en Travail social et d’un DU en organisation communautaire obtenus au Québec. Elle est également formatrice et a de nombreuses expériences d’accompagnement et d’animation de collectifs, notamment dans des approches développant le pouvoir d’agir.