Histoire du CEAS

Le Centre d’Étude et d’Action Sociales 22 est né en 1968.

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Abbé Armand Vallée

Il prenait la suite du Secrétariat Social des Côtes-du-Nord créé sous forme d’association le 10 novembre 1933 par une équipe (Victor Rault et M Paturel) issue de mouvements chrétiens divers, rassemblée autour d’Armand Vallée, prêtre, mort en déportation. Il s’inscrivait dans le mouvement de l’Union nationale des Secrétariats Sociaux qui a rassemblé jusqu’à une cinquantaine d’équipes en France.

« Comme aumônier-conseil et animateur principal du Secrétariat Social, Armand Vallée fut nécessairement appelé à jouer un rôle actif dans les conflits du travail qui se produisirent à Saint-Brieuc en même temps que dans le reste de la France. » (site du diocèse de Saint-Brieuc–Tréguier)

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Albert Gortais

Pendant la guerre, c’est Victor Rault qui maintiendra les activités du Secrétariat social. Par la suite, le lien entre les deux associations a été assuré par Albert Gortais, membre du Secrétariat social puis président du Céas jusqu’en 1978.

En décembre 1968, à la création du Céas c’est Jean Gouriou qui en est le premier salarié. Il profitera d’un stage à Chicago dans un centre communautaire fonctionnant selon les méthodes de Saul Alinsky pour entreprendre la traduction de Rules For Radicals (téléchargeable ici).

Chantier de rénovation du 18 rueAbbé Vallée 001Réhabilité par le Céas en 1979, l’immeuble du 18 rue Abbé Vallée, propriété héritée du Secrétariat Social, a abrité de nombreuses activités sociales et notamment l’Union des Artisans, la CFTC, ou durant la guerre, une épicerie sociale.

Pendant 35 ans, le Céas 22 a apporté une contribution active à la vie locale.

En 1969 son programme de travail annonçait ses buts en des termes qui correspondent toujours aujourd’hui aux objectifs et aux méthodes du Céas :

« Créer une sorte de tribune, de carrefour d’opinions sur des problèmes qui intéressent la vie quotidienne de nombreuses personnes dans le département (par exemple sur l’école, sur les hôpitaux, sur le loisir des jeunes, etc.)

Donner la possibilité à tous ceux qui ont quelque chose à dire — sans discrimination — de s’exprimer sur ces problèmes et de trouver des interlocuteurs. Cela suppose que le Céas soit en relation avec de nombreux organismes (par exemple pour l’école avec groupements d’enseignants, de parents, d’élèves, etc.).

Permettre des rencontres qui « décloisonnent » — lorsque c’est possible — certains secteurs de la vie sociale : donner par exemple, à des enseignants du primaire, du secondaire, du privé, du public d’échanger voire de s’interpeller au cours d’une réunion commune, et par là même d’apprendre à se connaître.

Ce souci de décloisonnement a amené le CEAS à provoquer des réunions inhabituelles, dont l’intérêt n’apparaît pas toujours aux différents partenaires. Nous avons l’intention de continuer dans cette voie, de rendre possibles des rencontres entre des gens qui s’intéressent aux mêmes problèmes, mais qui en fait, s’ignorent le plus souvent. »

Depuis bientôt 50 ans, de nombreux contacts avec des acteurs engagés sur le terrain ont suscité la création de groupes de réflexion très actifs dans des domaines divers, tels que : les comités locaux d’expansion, la formation de jeunes élus locaux ou l’aide aux parents en milieu rural. Leur travail s’appuyait notamment sur la documentation rassemblée par l’association sur la vie départementale.

Plusieurs de ces groupes se sont par la suite transformés en association et agissent encore aujourd’hui dans leur domaine particulier.

À partir de 1973, son action s’est centrée sur la mise en œuvre des politiques vieillesse en région Bretagne et au-delà. Le CÉAS a fortement contribué au développement de la formation permanente de professionnels des établissements médico-sociaux et d’acteurs bénévoles. Il a été précurseur dans la réflexion, la sensibilisation et la formation aux questions liées à la fin de vie.

En 2012, à l’initiative de Christian Coursimault le Céas a relancé son activité, suite à une interruption de quelques années. Il cherche toujours à répondre aux besoins sociaux émergents avec les principaux concernés.